Les Grands Mythes

Le Rig Veda n’est pas un recueil de fables. Derrière les grandes batailles d’Indra contre les forces de l’obscurité se cache une description précise d’un combat intérieur — le passage de l’obscurcissement à l’Illumination.

Vritra, le serpent qui retient les eaux, n’est pas un dragon gardien d’un trésor. Il est l’inertie enroulée qui bloque le flux de la conscience, l’obscurité qu’Indra — armé du vajra, la foudre de la clarté éveillée — doit briser pour libérer les sept rivières de Lumière. Shushna, « celui qui dessèche », incarne la sécheresse de l’esprit autant que celle des champs. Shambara, le bâtisseur de forteresses retranché derrière quatre-vingt-dix-neuf citadelles, représente chaque fortification que l’ego dresse contre la Vérité.

Et les Dasyus — si souvent traduits à tort comme un peuple rival ou une race ennemie — ne sont rien de tel dans les hymnes eux-mêmes. Ce sont ceux qui n’ont pas encore franchi le passage de l’obscurité vers la Lumière, un état moral et spirituel, non une ethnie. La véritable guerre du Rig Veda se joue à l’intérieur.

Ces mythes ne sont pas des superstitions primitives — ce sont une carte codée de l’Illumination, hymne après hymne, décodée dans La Civilisation des 7 Rivières et Comprendre le Rig Veda. [→ Découvrir les livres]